Depuis le 4 juillet dernier, mon roman, N’oublie pas que tu t’appelles Victoire est disponible en version numérique. Après des années de travail, de doutes et de découvertes, voir cette histoire enfin entre les mains des lecteurs est une sensation que j’ai encore du mal à réaliser.
J’ai toujours été fascinée par les mots, par leur pouvoir, par leur capacité à faire voyager. Depuis toute petite, j’écris – des poèmes, des chansons, des bouts d’histoires… Mais il y a quelques années, j’ai ressenti le besoin d’aller plus loin. De raconter une histoire qui me tenaillait, qui se construisait dans un coin de ma tête et qui refusait de disparaître. C’est ainsi qu’est née Victoire, une femme complexe et résiliente, une mère qui a fait des choix parfois impossibles.
Aujourd’hui, je suis si heureuse de savoir que ce roman va très bientôt sortir en version papier, pour ceux qui, comme moi, aiment sentir l’épaisseur des pages sous leurs doigts.

À l’origine de l’histoire : un portrait de femme forte
Ce roman est une plongée dans l’intimité d’une femme qui a traversé bien des tempêtes. Victoire, mon héroïne, a dû affronter des épreuves terribles, sans jamais cesser de se battre. Au cœur de cette histoire, une relation mère-fille marquée par les non-dits, les mensonges – même si ceux-ci sont faits par amour. J’ai voulu explorer ce que signifie être mère dans toute la complexité que cela comporte : la protection, la culpabilité, les sacrifices parfois lourds que l’on fait par amour pour son enfant.
L’idée de départ était simple, presque une question : jusqu’où peut-on aller pour protéger ceux que l’on aime ? Victoire est une mère déterminée à garder sa fille Gabrielle loin des démons de son passé. Mais, comme souvent dans la vie, certaines vérités sont plus tenaces que les murs qu’on érige autour d’elles… Et un jour, tout remonte à la surface.
Une nuit d’attente, des retours en arrière et un thème qui me tient à cœur
L’une des choses que j’ai le plus aimées en écrivant ce livre, c’est de naviguer entre le passé et le présent, de construire une mosaïque de souvenirs, de regrets, mais aussi de petits moments de bonheur. Victoire est confrontée à une situation que je ne souhaite à personne : elle attend des nouvelles de sa fille, qui se bat entre la vie et la mort après un accident. Cette nuit d’attente devient le point de départ d’un retour intense vers un passé fait de choix douloureux, de blessures secrètes, et de résilience. Au fil des pages, on découvre les moments où Victoire a dû faire des choix difficiles pour protéger Gabrielle, même si cela signifiait sacrifier une part d’elle-même.
Derrière cette histoire, il y a aussi le thème de l’emprise. Cette notion d’amour toxique, qui dévore peu à peu la confiance en soi et l’envie de vivre, me touche profondément. J’ai voulu aborder ce sujet avec toute la sincérité et la délicatesse qu’il mérite, pour montrer comment Victoire a su trouver en elle la force de s’échapper. Ce ballet entre la liberté et le contrôle trouve même une expression visuelle dans la danse, une discipline rude et exigeante que j’ai choisie comme toile de fond pour illustrer les sacrifices de Victoire.
Des émotions et une aventure intérieure… pour moi aussi !
Écrire N’oublie pas que tu t’appelles Victoire a été une aventure émotionnelle, une plongée au plus profond de mes propres questions et doutes. Quand j’ai décidé de reprendre la plume pour ce projet, je ne savais pas où cela me mènerait. Ce que je savais, en revanche, c’est que j’avais besoin de donner vie à des personnages comme Victoire et Gabrielle, des personnages capables de faire vibrer, de provoquer le rire, les larmes, l’empathie. Ce roman est peut-être une fiction, mais pour moi, il est aussi une expérience de vie, et j’espère qu’il pourra toucher les lecteurs de la même manière.
Alors voilà, après des années de travail, de nuits à écrire et réécrire, de moments de doute, le roman a pris son envol en numérique cet été, et arrive bientôt en papier. Savoir que des lecteurs découvriront cette histoire, mais aussi ma Victoire, avec ses failles et ses forces, me remplit d’une grande émotion. N’oublie pas que tu t’appelles Victoire, c’est le fruit d’une longue route, et j’ai hâte de la partager avec ceux qui, peut-être, se reconnaîtront dans les pages.
Pour vous, lecteurs de papier… et tous les autres !
Merci à vous, lecteurs, pour vos encouragements, vos retours, et pour l’accueil déjà si chaleureux que vous avez réservé à Victoire et Gabrielle. La version papier sera là dans quelques semaines, prête à rejoindre vos bibliothèques. Vous pouvez toujours plonger dans l’histoire en version numérique… et si vous êtes, comme moi, attaché à l’objet-livre, un peu de patience, elle arrive ! 😊
Je vous laisse avec cette question, celle qui m’a inspirée et que je continue de me poser : que seriez-vous prêt à sacrifier par amour ?

